Magic Leap est la perle à 540 millions de dollars de Google, censée révolutionner l'avenir avec une réalité augmentée plus vraie que nature. Mais alors que l'on découvrait récemment les croquis des brevets déposés par Magic Leap, il n'a pas échappé à des internautes que les illustrations rappelaient des scènes de courts-métrages réalisés par des étudiants, des designers ou même des films hollywoodiens.

La plupart des dessins associés aux brevets sont, ni plus, ni moins, calqués sur des arrêts sur image. Douze au total, dont vous pouvez trouver la liste postée par un utilisateur du site imgurOn trouve notamment le court-métrage "Sight" des israéliens Eran May-raz et Daniel Lazo, qui me sert d'illustration pour la page d'accueil de mon blog. Mais je les cite, si si.

 Le gant du Film "Minority Report"

Le gant du Film "Minority Report"

  "Meditating Mediums - The Digital 3d" Greg Tran

"Meditating Mediums - The Digital 3d" Greg Tran

On ne sait pas trop si les réalisateurs anticipant les interfaces de demain doivent se sentir flattés ou volés, mais leurs concepts ont été purement et simplement déposés par Magic Leap. Certes, il ne s'agit que d'illustrations et Magic Leap se défend d'avoir déposé en réalité la technologie qui permettrait de les réaliser.

En faisant un peu de mauvais esprit, je me demande si Google avait réparti les 540 millions de dollars de Magic Leap sur les différents auteurs en question, s'ils n'auraient pas, pour certains, eu l'envie et surtout les moyens de réaliser certaines des technologies qu'ils évoquaient.

Est-ce la class action qui pend au nez de Magic Leap ? Apparemment non, selon un avocat spécialiste des brevets, cité par le site Gizmodo, cela pourrait entrer dans le domaine du Fair Use – utilisation raisonnable –. 

Cela ne remet évidemment pas en cause la légitimité de Magic Leap mais ce n'est pas la semaine de la startup dont la suprématie avait été battue en brèche par la présentation surprise du Hololens de Microsoft.

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