Stipulant que le corps est la prochaine interface pour explorer les univers de la mode, de la santé ou du divertissement – y compris la création d'avatars pour la VR –, Body Labs lance Body Kit, la première API du corps pour la création d'applications et l'intégration dans des sites web. La startup new-yorkaise travaille en collaboration avec le Max Planck Institute for Intelligent Systems en Allemagne qui a développé un modèle de prédiction statistique du corps humain. Il s'agit de donner la possibilité à l'utilisateur de pouvoir simuler précisément sa silhouette, avec ou sans l'utilisation d'un scanner. Le cas échéant, le modèle statistique aura également un impact sur le réalisme de l'animation du scan.

L'objectif de Body Labs est d'imposer un standard pour l'émergence d'une identité corporelle transversale à vos activités en ligne. Body Kit s'adresse toutefois aux développeurs et il y a un modèle économique derrière tout cela.

Ainsi, la beta de l'API est utilisable gratuitement dans les limites suivantes : 5000 requêtes, 10 000 chargements de la page Shape X – l'interface à curseurs qui permet de répercuter des mensurations – et pas d'enregistrement de profils. Il s'agit donc plutôt d'une gratuité dans le cadre d'un développement. Ensuite, les prix s'échelonneront de 20 dollars à 450 dollars en fonction de la charge d'utilisation. Vous pouvez vous inscrire à la beta ici.

En attendant, Body Labs propose également Body Snap, une interface téléchargeable pour scanner un corps en 15 minutes à partir d'un seul capteur Kinect. Une fois le profil enregistré, vous pouvez recevoir un modèle compatible avec Mixamo et clo3D pour la somme de 50 dollars. 

Enfin, vous pouvez créer des modélisations de corps directement en ligne sur le BodyHud. En créant un compte, vous aurez accès à deux modèles gratuits pour vous faire une idée de la technologie développée par Body Labs.

Pour la petite histoire, Body Labs s'est inspiré des recherches du professeur Michael Black, directeur du Max Planck Institute for Intelligent Systems en Allemagne. Ce dernier avait initié ce programme d'étude statistique du corps humain suite à une demande d'identification dans une enquête de police.

Michael Black, qui compte parmi les fondateurs de Body Labs, poursuit toujours ses recherches sur la modélisation du corps humain. Ainsi, il vient de déposer MoSh, un système qui donne un rendu plus naturel à la motion capture, notamment l'impact des mouvements sur la masse corporelle. Ce système permet, par exemple, de répercuter les données de mouvement d'une ballerine sur un ogre – avec des économies à la clé.

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